Compagnie artistique pluridisciplinaire dans le domaine des arts de la scène, la Compagnie La Cupis affirme une identité éclectique, audacieuse et ouverte, en permettant la rencontre, la collaboration et l’échange entre musiciens, danseurs, comédiens, circassiens… Et tous types d’artistes aux multiples horizons !
Puisant le cœur de son univers poétique dans la musique, la danse et le théâtre de la Renaissance et du baroque, la compagnie défend avant tout un projet d’arts vivants, au sens premier du terme, et cherche à accorder la précision de la recherche historique et de la reconstitution avec l’énergie d’un art profondément ancré dans le présent.
Formée d’artiste professionnels, spécialistes de leurs domaines, la compagnie se laisse porter par ses maîtres mots : transmission, partage et créativité, pour proposer un art de qualité, et accessible à tous, représentatif de la richesse du répertoire qu’elle exploite.
Elle propose des spectacles, aussi bien que des ateliers – tous publics, pour des structures ou des professionnels –, des interventions scolaires, et des animations d’évènements. Chacun d’eux est l’occasion de développer un imaginaire poétique et sensible, entre passé et présent, ici et ailleurs, voyageant à travers les époques jusqu’au fond de notre sensibilité humaine.
La Cupis
Hommage à une grande famille de danseurs et musiciens du XVIIIème siècle, le nom de la compagnie fait également référence à la pièce lente du Cinquième Concert des Pièces de clavecin en concert de Jean-Philippe Rameau.
Marie-Anne Cupis de Camargo

Née à Bruxelles en 1710 et morte à Paris en 1770, elle est issue d’une famille de musiciens : fille du musicien et maître à danser Ferdinand-Joseph de Cupis Camargo, elle a pour frère Jean-Baptiste de Cupis de Camargo (violoniste et compositeur) ainsi que François Cupis de Renoussard (violoncelliste et compositeur).
Danseuse à Bruxelles puis à Paris, elle fut admirée et célébrée en son temps, créant ou tenant de nombreux rôles dans les opéras en vogue à son époque.
C’est sous l’égide de cette femme forte, indépendante (elle ne se maria jamais) et célébrée pour la nouveauté qu’elle sut apporter dans le style de son époque, que la compagnie cherche à développer à son tour une identité artistique novatrice et résolument libre.
Jean-Georges Noverre, Lettres sur la danse (1807), à propos de la Camargo
La nature lui avoit refusé tout ce qu’il faut pour en avoir, elle n’étoit ni jolie, ni grande, ni bien faite ; mais sa danse étoit vive, légère et pleine de gaîté et de brillant. Les jetés battus, la royale, l’entrechat coupé sans frottement, tous ces temps aujourd’hui rayés du catalogue de la danse, et qui avoient un éclat séduisant, la Demoiselle Camargo les exécutoit avec une extrême facilité, elle ne dansoit que des airs vifs, et ce n’est pas sur ces mouvemens rapides que l’on peut déployer de la grâce; mais l’aisance, la prestesse et la gaîté la remplaçoient ; et, dans un spectacle où tout étoit triste, traînant et langoureux, il étoit heureux de voir une danseuse aussi animée, et dont l’enjouement pût tirer le public de l’assoupissement où le plongeoit la monotonie.
